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Mise en conformité électrique obligatoire : dans quels cas et comment procéder ?

30/04/2026
Mise en conformité électrique obligatoire : dans quels cas et comment procéder ?
Quand la mise en conformité électrique est obligatoire ? Découvrez les cas, délais, risques et coûts pour éviter les sanctions

Saviez-vous que 90% des maisons vendues en Belgique présentent une installation électrique non conforme au moment de la transaction ? Cette statistique alarmante révèle un enjeu majeur de sécurité qui touche des milliers de propriétaires belges chaque année. Entre l'obligation légale imposée par le RGIE et les risques financiers liés aux amendes ou au refus d'indemnisation par les assurances, la question de la mise aux normes devient cruciale. Fort de son expertise dans les installations électriques résidentielles et industrielles à Florennes, SG-Engineering vous guide à travers les méandres réglementaires pour identifier précisément vos obligations et comprendre les étapes essentielles d'une mise en conformité réussie.

  • Validité du certificat de conformité : 25 ans pour une installation domestique (contre seulement 5 ans pour les locations touristiques et locaux commerciaux), avec contrôle périodique obligatoire après cette période
  • Différentiels type A scellés obligatoires depuis juin 2023 : remplacement indispensable des anciens différentiels type AC qui ne protègent plus correctement les appareils électroniques modernes (plaques à induction, bornes de recharge)
  • Délais stricts de mise en conformité : 18 mois après l'achat pour les installations d'avant 1981 (avec libre choix de l'organisme de contrôle), 12 mois seulement pour les installations plus récentes (avec obligation de conserver le même organisme)
  • TVA réduite à 6% : applicable uniquement si l'habitation a plus de 10 ans, est à usage privé exclusif, et si les travaux sont réalisés par un entrepreneur agréé électrotechnique

Les 5 situations où la mise en conformité électrique devient une obligation légale

Le Règlement Général sur les Installations Électriques (RGIE), créé en 1981 et actualisé en juin 2020, définit précisément les cas où la mise en conformité devient incontournable. Cette réglementation, harmonisée avec les normes européennes, s'est adaptée aux nouvelles technologies comme les bornes de recharge électrique et la domotique, rendant son respect d'autant plus complexe.

Premièrement, toute vente d'un bien immobilier dont l'installation électrique date d'avant le 1er octobre 1981 exige obligatoirement une attestation de contrôle. Cette date charnière marque l'introduction du RGIE en Belgique. Même si le rapport révèle des non-conformités, la vente peut avoir lieu, mais l'absence d'attestation bloque définitivement la transaction.

Les autres situations imposant une mise en conformité incluent la finalisation d'une nouvelle installation avant son raccordement au réseau, les modifications ou extensions importantes de circuits existants, le renforcement de la puissance du raccordement électrique, et bien entendu, la régularisation suite à un contrôle révélant des infractions. Dans ce dernier cas, vous disposez de 12 mois pour effectuer les travaux correctifs et faire réaliser une contre-visite par le même organisme agréé (si le délai n'est pas respecté, l'organisme de contrôle est légalement tenu d'informer la Direction générale de l'Énergie du SPF Économie, qui peut imposer des sanctions administratives complémentaires).

À noter concernant les contrôles périodiques : Une attestation de conformité électrique positive reste valable pendant 25 ans pour une installation domestique, à condition qu'aucune modification ou extension ne soit faite à l'installation électrique pendant cette période. Après ces 25 ans, un nouveau contrôle périodique devient obligatoire même sans transaction immobilière. Pour les installations tertiaires, commerciales, parties communes d'immeubles ou locations touristiques type Airbnb, cette périodicité est réduite à seulement 5 ans en raison de l'utilisation plus intensive des circuits électriques.

Mise en sécurité minimale ou conformité totale : une décision stratégique selon votre budget

Face aux coûts parfois élevés d'une rénovation complète, il est essentiel de comprendre la distinction entre mise en sécurité minimale et mise en conformité totale. Pour les installations d'avant 1981, le minimum légal de sécurité comprend le remplacement du tableau ouvert par un coffret fermé, l'installation d'un différentiel de 300mA en tête d'installation (minimum 40A) et d'un différentiel de 30mA pour les locaux humides (depuis juin 2023, ces différentiels doivent obligatoirement être de type A scellés et non plus de type AC, car ces derniers ne protègent pas correctement les appareils électroniques modernes comme les plaques à induction, pompes à chaleur ou bornes de recharge).

Cette mise à niveau représente un investissement d'environ 1.000 euros, contre potentiellement 7.000 euros pour une rénovation complète respectant intégralement le RGIE actuel. La conformité totale implique le respect des sections de câbles (1,5mm² pour l'éclairage, 2,5mm² pour les prises), l'établissement des liaisons équipotentielles reliant toutes les structures métalliques à la terre (avec un conducteur de section minimale de 6 mm² en isolation vert-jaune pour la liaison équipotentielle principale), et la création des schémas unifilaire et de position obligatoires.

Prenons l'exemple concret d'une maison unifamiliale de 1975 à Florennes : ses propriétaires peuvent opter pour la mise en sécurité minimale lors de la vente, laissant à l'acheteur le soin de parfaire la conformité dans les 18 mois suivant l'acquisition (avec libre choix de l'organisme de contrôle agréé pour la contre-visite, contrairement aux installations post-1981 où le même organisme doit être conservé). Cette approche permet de sécuriser l'installation sans grever excessivement le budget, tout en respectant les obligations légales.

Conseil pratique pour les installations antérieures au 10 mars 1981 : Ces installations bénéficient de dérogations permanentes permettant de réduire significativement le budget : absence de liaison équipotentielle des tuyauteries, bac de douche et baignoire autorisée, conservation possible des interrupteurs monopolaires pour l'éclairage, et exemption de protection par différentiel 30mA pour les salles d'eau à condition de porter la distance du volume 2 de 0,60 mètre à 1 mètre autour des baignoires et douches. Attention toutefois : depuis le 1er juin 2023, les dérogations concernant les prises sans broche de terre et sans sécurité enfant ont été supprimées et ces éléments doivent obligatoirement être remplacés.

Les risques encourus en cas de non-conformité électrique

Les conséquences d'une installation non conforme dépassent largement le cadre administratif. Le SPF Économie peut imposer des amendes administratives allant de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. Plus grave encore, votre assurance habitation peut refuser toute indemnisation en cas d'incendie ou d'accident d'origine électrique, la plupart des contrats exigeant explicitement le respect du RGIE.

Sur le plan pénal, les sanctions peuvent atteindre 2 ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende en cas de blessure ou décès lié à un défaut d'installation. Pour les propriétaires bailleurs, l'absence de certificat de conformité peut entraîner la déclaration du logement comme impropre à l'habitation par la commune, avec obligation d'évacuation des locataires (pour les locations touristiques type Airbnb et les locaux commerciaux, un contrôle de conformité est obligatoire tous les 5 ans, et son absence rend impossible la location du bien).

Les points de contrôle essentiels vérifiés par l'organisme agréé

Lors du contrôle de conformité, l'inspecteur examine méthodiquement plusieurs éléments critiques de votre installation. Le schéma unifilaire et le schéma de position constituent les documents de base, accompagnés du code EAN à 18 chiffres identifiant votre raccordement. Ces documents doivent obligatoirement mentionner l'emplacement exact des tableaux électriques, toutes les prises, points lumineux, interrupteurs, dispositifs différentiels, dispositifs contre les surintensités, la tension et la nature du courant, ainsi que les coordonnées complètes de l'installateur agréé, et comporter les signatures de l'installateur ET de l'inspecteur de l'organisme agréé avec la date de réalisation.

Depuis juin 2023, les exigences concernant les différentiels de 30mA se sont renforcées considérablement. Au-delà des salles de bains et appareils électroménagers, les prises non destinées aux appareils fixes et tous les circuits d'éclairage doivent désormais être protégés, avec un maximum de 8 circuits par différentiel (cette limitation recommandée par le RGIE permet de limiter les coupures générales en cas de défaut ponctuel sur un seul circuit et d'améliorer considérablement le confort d'utilisation quotidien, car elle permet d'isoler rapidement la source d'un problème sans couper l'alimentation électrique de l'ensemble du logement).

  • Vérification de la liaison équipotentielle reliant toutes les canalisations métalliques (eau froide, chaude, vidanges, chauffage central, gaz), les corps des appareils sanitaires métalliques, les huisseries métalliques et tous les conducteurs de terre à la borne principale de mise à la terre du tableau électrique
  • Contrôle des sections minimales des conducteurs selon leur usage
  • Test de la mise à la terre obligatoire pour toutes les prises post-1981
  • Validation de la protection contre surcharges et courts-circuits sur l'ensemble des circuits

Exemple pratique d'inspection dans une salle de bain : L'inspecteur vérifiera systématiquement la présence d'une liaison équipotentielle supplémentaire locale, obligatoire dans les salles d'eau, protégée par un différentiel 30mA et reliant tous les éléments conducteurs situés dans les volumes 0 à 2. Pour une baignoire standard de 1,70m, le volume 2 s'étend jusqu'à 60 cm autour de celle-ci (ou 1 mètre pour les installations d'avant 1981 bénéficiant de dérogations). Tout équipement électrique dans cette zone doit impérativement respecter des indices de protection spécifiques (IPX4 minimum).

Le processus complet de mise en conformité en 3 étapes clés

La première étape consiste en un diagnostic préalable réalisé par l'un des vingt organismes agréés en Belgique (Certinergie, Atlas Contrôle, Vinçotte, etc.). Ce contrôle, facturé entre 120 et 202 euros TVAC pour une maison standard, identifie précisément toutes les infractions à corriger. Pour une mise en conformité électrique complète et professionnelle, il est essentiel de bien analyser ce rapport initial.

La deuxième phase implique la réalisation des travaux par un électricien agréé. Les tarifs horaires oscillent entre 40 et 60 euros, tandis qu'une tarification au mètre carré varie de 50 euros pour une mise en sécurité simple à 120 euros pour une rénovation complète avec nouveaux raccordements. Pour bénéficier du taux de TVA réduit à 6%, trois conditions cumulatives doivent être strictement respectées : votre habitation doit avoir plus de 10 ans d'ancienneté à la date de facturation, elle doit être utilisée exclusivement à titre privé (et non commercial), et les travaux doivent impérativement être facturés et réalisés par un entrepreneur enregistré possédant l'accès à la profession pour les activités électrotechniques (numéro d'agrément vérifiable auprès du SPF Économie).

La troisième étape, la contre-visite, permet d'obtenir le précieux certificat de conformité positif (PV vert). Ce document reste valable 25 ans pour une installation domestique, contre seulement 5 ans pour les locaux commerciaux ou locations touristiques type Airbnb.

Budget et aides financières disponibles pour votre mise en conformité électrique

Au-delà des coûts de contrôle et de main-d'œuvre, il est judicieux d'anticiper les délais légaux stricts. Après l'achat d'un bien avec installation d'avant 1981, vous disposez de 18 mois pour effectuer la mise en conformité (avec libre choix de l'organisme de contrôle agréé pour la contre-visite), délai réduit à 12 mois pour les installations plus récentes (avec obligation de conserver le même organisme de contrôle que celui ayant réalisé le diagnostic initial). Une prolongation unique de 12 mois peut être demandée au SPF Économie via formulaire en ligne en cas de difficultés techniques ou financières justifiées.

La Région wallonne propose les primes Renolution pour alléger la facture : jusqu'à 3.000 euros pour les revenus modestes (50% des frais éligibles) et 2.100 euros pour les revenus moyens (35% des frais). Le montant total des factures doit se situer entre 1.000 et 6.000 euros hors TVA, et cette prime n'est accessible qu'une fois tous les 5 ans pour un même logement.

Il est recommandé de solliciter 3 à 5 devis détaillés auprès d'électriciens agréés en leur fournissant le rapport de contrôle existant. Cette démarche permet de comparer les solutions proposées et d'optimiser votre budget. N'oubliez pas de conserver précieusement tous les documents (factures, schémas, certificats) qui seront exigés lors d'une future vente ou d'un sinistre.

La mise en conformité électrique représente certes un investissement conséquent, mais elle garantit la sécurité de votre famille et la valorisation de votre patrimoine immobilier. Face à la complexité du RGIE et aux évolutions réglementaires constantes, l'accompagnement d'un professionnel expérimenté devient indispensable. SG-Engineering, fort de son expertise en électricité générale et installations techniques à Florennes, vous accompagne dans toutes les étapes de votre mise en conformité. Notre équipe maîtrise parfaitement les exigences du RGIE 2023, de la création des schémas obligatoires à l'installation des différentiels type A, en passant par les liaisons équipotentielles. Si vous êtes propriétaire dans la région de Florennes et envisagez une mise en conformité électrique, contactez-nous pour un diagnostic personnalisé et un devis détaillé adapté à votre situation.